Chacun est différent, chacun recherche son propre plaisir, personne ne s'intéresse véritablement aux autres. Par conséquent, il n'y a que souffrance, insatisfaction ; l'hostilité se répend partout, personne ne comprend personne.
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Vous vous sentez seul, seulement en fonction des autres. Vous restez encore attaché à tous les autres... Et pourquoi restez-vous encore attaché ? Parce que vous attendez encore. Vous gardez encore l'espoir. Voilà ce que celà signifie.
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Tous les êtres sont "autres" en réalité, il est donc vain de s'attendre à ce que quelqu'un d'autre se conduise comme "je" le désire. S'attendre à ce qu'une autre personne agisse suivant votre désir est une absurdité ; c'est contre nature. Et pourtant c'est ce que les hommes font. Et parce que cette attente est déçue, ils se sentent frustrés et insatisfaits.
DE L'AUTRE COTE DU DESESPOIR, introduction à la pensée de Svâmi Prajnânpad — André Comte-Sponville
Voila alors ça a un tout petit peu de mémoire vive, ça réfléchit une heure et paf ça te démonte l'Homme... frustrés et insatisfaits... attende déçue... Tout ça parce que que Dédé est un gros pervers et qu'il désirait sauter sur tout ce qui bouge... et qu'il s'est pris plein de rateaux!!!
Désepérant...
Il est évident que cette personne n'a pas analysé les choses a fond... Il existe des gens qui trouvent leur plaisir... dans celui des autres. C'est cela qui change tout (qui a aimé longtemps me comprendra particulièrement).
Paragraphe 2 :
Je le trouve un peu moins discutable, mais quel discours de frustré ! Cette personne n'est pas de bonne compagnie poru lui même, il va sans dire.
Paragrahe 3 :
S'attendre à ce qu'une autre personne agisse suivant son désir n'est pas une absurdité dans le cadre de ce que j'ai corrigé du parargraphe 1.
tu ne pourras alors jamais demander l'autre, mais ce sera toujours toi qui au devant de lui t'avanceras pour lui répondre. Tu ne lui imposeras rien, ne désiras de lui aucun bien, car tu auras déplacé du centre de toi-même ce moi qui t'aveuglait. Tu l'auras décentré car tu connais qu'il n'est pas tout, car tu le haïras, que tu es homme et qu'en ton coeur tu t'ouvres au-delà de toi-même. Alors tu l'aimeras jusqu'à tout perdre, car tu n'as rien à perdre, car ton être est porté au dedans de lui-même au don qui l'outrepasse. Tu l'aimeras alors non point en désirant t'élever jusqu'à lui, le saisir, le comprendre car alors tu t'oublieras, et tomberas de l'espoir le plus fou. Il sera le premier, et tu lui répondras. Tu l'aimeras en t'élevant jusqu'à toi-même. tu t'efforceras d'exister pour l'entendre, car telle est ta réponse, et tel est ton amour.
@ nico & plouf : je vous invite à lire ce livre et on en reparlera après. Ce n'est pas un tas de réflexions réservées aux maniaco-dépressifs, vous serez surpris des découvertes que vous ferez. C'est parce que j'ai été moi même boulversé, positivement, que j'ai tenu à en garder une trace dans mes mémoires.