De l'autre côté du désespoir
mardi 12 avril 2005 à 10:52

Chacun est différent, chacun recherche son propre plaisir, personne ne s'intéresse véritablement aux autres. Par conséquent, il n'y a que souffrance, insatisfaction ; l'hostilité se répend partout, personne ne comprend personne.

[...]

Vous vous sentez seul, seulement en fonction des autres. Vous restez encore attaché à tous les autres... Et pourquoi restez-vous encore attaché ? Parce que vous attendez encore. Vous gardez encore l'espoir. Voilà ce que celà signifie.

[...]

Tous les êtres sont "autres" en réalité, il est donc vain de s'attendre à ce que quelqu'un d'autre se conduise comme "je" le désire. S'attendre à ce qu'une autre personne agisse suivant votre désir est une absurdité ; c'est contre nature. Et pourtant c'est ce que les hommes font. Et parce que cette attente est déçue, ils se sentent frustrés et insatisfaits.

DE L'AUTRE COTE DU DESESPOIR, introduction à la pensée de Svâmi Prajnânpad — André Comte-Sponville

6 commentaires
1
Nico
mardi 12 avril 2005 à 20:50
C'est vraiment n'importe quoi ! Il avait rien d'autre de mieux à faire André, plutot que de perdre son temps avec ces c********.
Voila alors ça a un tout petit peu de mémoire vive, ça réfléchit une heure et paf ça te démonte l'Homme... frustrés et insatisfaits... attende déçue... Tout ça parce que que Dédé est un gros pervers et qu'il désirait sauter sur tout ce qui bouge... et qu'il s'est pris plein de rateaux!!!
Désepérant...
2
Nono
mercredi 13 avril 2005 à 14:27
Moi, je suis d'accord avec Svâmi...Au plaisir de te desesperer Nico !
3
Plouf1er
mercredi 13 avril 2005 à 20:10
Paragraphe 1 :
Il est évident que cette personne n'a pas analysé les choses a fond... Il existe des gens qui trouvent leur plaisir... dans celui des autres. C'est cela qui change tout (qui a aimé longtemps me comprendra particulièrement).

Paragraphe 2 :
Je le trouve un peu moins discutable, mais quel discours de frustré ! Cette personne n'est pas de bonne compagnie poru lui même, il va sans dire.

Paragrahe 3 :
S'attendre à ce qu'une autre personne agisse suivant son désir n'est pas une absurdité dans le cadre de ce que j'ai corrigé du parargraphe 1.
4
Nico
mercredi 13 avril 2005 à 21:12
Et voila ! Nono, relis bien ce qu'a écrit Plouf !
5
Alors il s'assit sur la cime de la plus haute montagne et
vendredi 15 avril 2005 à 11:55
insatisfait tu seras si tu attends de l'autre, rejeté en toi-même lorsque tu veux qu'il t'aime, et tu t'observeras, et alors tu verras ta misère infinie, tu sentiras enfin ce néant où tu es enfoncé à jamais, qui te borne de toute part et dans lequel par faiblesse tu t'enlises pour préferer le fuir, l'ignorer, t'en distraire. Tu y verras ta vanité à te croire au-dessus des bêtes, et tu te verras pire que l'arbre au sein de la forêt immense, qui toujours plus haut s'efforce à se réaliser, à se parfaire, à vivre à sa mesure. Tu t'y verras petit, rabaissé dans ton corps, inapte à t'élever non point pour être un ange, mais pour être au moins homme. Alors tu comprendras que tu t'ignores toi même, que tu ne t'aimes pas, qu'au contraire tu te hais et qu'aveuglé, tu oeuvres à te détruire en croyant désirer ardemment ce qui te fait du bien. Mais le vrai bien est celui qui t'élève à toi même. Tu verras ta misère infinie et tu voudras la fuir, mais il te faut la mépriser et la combattre, il faut la regarder aux tréfonds de son gouffre angoissant et voir en elle-même tout ce qui te grandit, tout ce qui te dirige vers ton existence : l'amour de ce que tu dois être, l'amour de ton humanité, et toujours en toi même il te faudra ourdir une guerre intestine contre la vanité qui t'en écarte et te distrait. Il te faudra continuellement t'efforcer, mais ton amour te poussera en toi à te vouloir mieux que tu es, car voilà ta grandeur.
tu ne pourras alors jamais demander l'autre, mais ce sera toujours toi qui au devant de lui t'avanceras pour lui répondre. Tu ne lui imposeras rien, ne désiras de lui aucun bien, car tu auras déplacé du centre de toi-même ce moi qui t'aveuglait. Tu l'auras décentré car tu connais qu'il n'est pas tout, car tu le haïras, que tu es homme et qu'en ton coeur tu t'ouvres au-delà de toi-même. Alors tu l'aimeras jusqu'à tout perdre, car tu n'as rien à perdre, car ton être est porté au dedans de lui-même au don qui l'outrepasse. Tu l'aimeras alors non point en désirant t'élever jusqu'à lui, le saisir, le comprendre car alors tu t'oublieras, et tomberas de l'espoir le plus fou. Il sera le premier, et tu lui répondras. Tu l'aimeras en t'élevant jusqu'à toi-même. tu t'efforceras d'exister pour l'entendre, car telle est ta réponse, et tel est ton amour.
6
caiLus
vendredi 1 septembre 2006 à 12:37
@ nico : Ne blâme pas ACS pour ce qu'il a écrit. Ces pensées, cette philosophie n'est pas de lui.
@ nico & plouf : je vous invite à lire ce livre et on en reparlera après. Ce n'est pas un tas de réflexions réservées aux maniaco-dépressifs, vous serez surpris des découvertes que vous ferez. C'est parce que j'ai été moi même boulversé, positivement, que j'ai tenu à en garder une trace dans mes mémoires.
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